Tour d’horizon de WatchOS 4 : intelligence et améliorations pour un résultat convaincant !


Plus intuitif, plus intelligent, plus vous.

Voici le slogan qu’Apple a choisi pour la quatrième version de son OS de poignet. Et effectivement, il y a bel et bien plus de choses, même si on est encore loin d’une vraie révolution. En d’autres termes, cette mise à jour apporte quelques nouvelles briques à l’ensemble, posant sans doute les bases d’un changement plus radical dans le futur.

Apple Watch

Dis-m’en plus sur toi

Comme iOS 10 en son temps, WatchOS 4 est un peu à la frontière entre le passé et le présent : pas de changements radicaux, mais des nouveautés qui laissent présager d’un futur radieux. Concrètement, il reste encore beaucoup de vestiges du passé ! La vue en grille, des applications un peu vieillottes et une interface Siri limitée, pour ne citer que cela.

Mais les nouveautés sautent aux yeux quand on creuse un peu, et une fois passé l’écran Verrouillé, on note quelques améliorations significatives. Déjà en termes d’ergonomie, les « boutons » sont plus larges et rendent la saisie du code plus facile – même sur la version 38mm. Finies aussi les interactions majoritairement horizontales, remplacées par une navigation verticale utilisant à merveille le sélecteur – sur le côté gauche de la montre. En revanche, la navigation horizontale reste indispensable pour passer d’un écran à un autre, mais mise à part cela – et quelques autres fonctionnalités – , l’essentiel de la navigation est désormais constitué de cartes qu’on fait défiler de haut en bas.

Qui dit nouvelle façon de naviguer dit également remodelage des applications – pas toutes, certes. Ainsi l’app Musique et Entraînement ont été remaniés pour coller à la verticalité de la montre. On notera l’apparition d’une nouvelle application d’actualités (News) et d’une interface dédiée à Siri. Tout a été pensé pour une navigation rapide et efficace – et verticale, donc – qui utilise à merveille le sélecteur ou, à défaut, le swipe.

En général je ne rechigne pas à apprécier un bon remodelage d’une application, mais seulement si cela apporte des améliorations significatives. Et sur ce coup, je dois bien avouer qu’Apple a particulièrement bien géré la refonte graphique. Les cartes aux coins arrondis suivent correctement la forme carrée de la montre et les caractères ont été légèrement agrandis. Alors pourquoi ne pas adapter cela à toutes les applications ? Je pense notamment aux applications Mails et Messages qui, manifestement, sont passées à la trappe. Des améliorations bienvenues donc, mais certaines applications – utiles, pourtant – n’en ont pas bénéficié.

Mais bon, à l’ère des mises à jour perpétuelles, il y a fort à parier qu’on finira par voir arriver de nouvelles versions de ces applications, dont le design collera sans doute mieux à l’aspect général de l’OS.

Parlons un peu de l’application News, maintenant. Au départ j’étais loin d’être convaincu du bien-fondé d’une telle application, surtout quand on sait que l’iPhone possède déjà tout un tas d’applications tierces proposant les dernières actualités. Mais au final, je dois dire que je me suis laissé prendre au jeu. Bien plus pratique que les notifications envoyées par l’iPhone, ici les informations apparaissent de manière claire, et sont directement consultables sur la montre – toujours sous forme de petites cartes. Bien sûr, ne vous attendez pas à lire un article en entier sur votre montre : vous n’y verrez que le titre et un préambule. Mais dans la plupart des cas, le résumé que vous verrez sur la montre vous en apprendra assez, et vous pourrez vous passer de la consultation de l’article dans son ensemble.

Revenons aux fondamentaux maintenant, car l’Apple Watch est aussi – comme son nom l’indique – une montre ! Et cette nouvelle version de l’OS apporte quelques nouveautés concernant l’écran « montre ». Bon, on ne peut toujours pas personnaliser cet écran des pieds à la tête, mais Apple nous propose quelques nouveautés intéressantes.

Certes, j’attends toujours de trouver des arrière-plans sur le Store, mais en attendant je reste quelque peu fasciné par le mode Kaléidoscope et son côté hypnotique. Ce mode vous permet d’appliquer, sur l’un des 8 fonds d’écran disponibles, jusqu’à trois effets de ce style. Vous pouvez également faire cela sur vos propres images, mais il faut quand même préciser que ce mode fonctionne mieux avec les fonds d’écran intégrés. Une fois sur l’écran de la montre, tout ce qu’il vous reste à faire est de tourner le sélecteur pour animer le kaléidoscope et donner ainsi à votre montre un look résolument kitch – mais captivant !

Toujours dans le coin des nouveautés, on notera l’apparition de quatre fonds d’écran Disney mettant à l’honneur la licence Toy Story. On saluera l’idée, même si ces images souffrent d’une certaine limitation en terme de personnalisation. Assez fun donc, mais encore améliorable.

Quant à la personnalisation du cadran en lui-même, elle reste quasiment identique à ce qu’on avait dans la version précédente. On retrouve ainsi la possibilité de customiser les fonds d’écran via l’application Watch de l’iPhone, mais certains petits widgets flottants ont été remanié. Par exemple, le widget Message vous montrera désormais un compteur de messages non lus, et le widget Battements cardiaques affichera votre dernier rythme enregistré.

Passons au Dock, maintenant. L’interface a été réinventée – pour notre plus grand plaisir. On doit toujours appuyer sur le bouton Side pour y accéder, mais ce qui change vraiment ici, c’est l’organisation. Les petites tuiles sont classées en « récents » et « favoris », et leur design colle parfaitement avec l’aspect arrondi de la montre. Au final, l’ensemble de ces petites améliorations donne un rendu convaincant, plus pratique et plus facile à consulter. Et puis on rappelle qu’avec l’ancien système, certaines informations étaient coupées sur le modèle 38mm, l’écran étant trop petit.

Si le tri entre applications récentes et favorites peut surprendre au premier abord, le Dock vous propose toujours d’accéder à la vue de vos apps – l’une des rares fonctionnalités qui perdure depuis WatchOS 1. A noter une petite nouveauté tout de même : avec Force Touch, vous pourrez désormais transformer cet écran en simple liste alphabétique, un mode bien plus pratique, au final.

Le centre de contrôle de l’Apple Watch, lui, n’a pas subi le même relooking que le reste de l’OS car il proposait déjà une interface en petites tuiles. Simplement ici, le design colle mieux avec le design global. J’aurai bien aimé voir apparaître certaines fonctionnalités liées à Force Touch ici, surtout avec l’arrivée de la nouvelle Série 3. Mais bon, le petit bijou pour poignet n’a jamais été aussi libre de ses mouvements, on peut bien lui reconnaître cela ! Jamais aussi libre, certes, mais quand même toujours dépendante de l’iPhone. On regrettera ainsi l’impossibilité de choisir un réseau Wi-Fi et d’en écrire le mot de passe. Si seulement on pouvait faire cela – entre autre –, alors la montre d’Apple pourrait vraiment s’émanciper de l’iPhone.

Deux nouveautés sont quand même présentes dans cette quatrième mouture : l’indicateur GPS s’affiche maintenant sur la montre quand l’une des applications (Watch ou iPhone) l’utilise, et la montre dispose maintenant d’une fonction flash indépendante. Concernant cette dernière fonctionnalité, elle reprend en fait les bases du Flash Retina de l’iPhone. L’écran s’illumine en blanc ou en rouge (merci pour nos yeux). Pas de quoi éclairer une pièce entière, mais bien pratique si vous cherchez un objet dans le noir.

Curieusement, la meilleure amélioration de Siri dans ce WatchOS 4 n’a rien à voir avec sa partie « assistant personnel ». Alors certes il reste toujours aussi fonctionnel, mais vous pouvez maintenant accéder à une interface visuelle très pratique qui résume les données issues des différents capteurs de Siri.

Au final, l’écran Siri est le reflet des évolutions d’Apple en matière d’intelligence artificielle. Mais d’un autre côté, ne vaudrait-il pas mieux avoir une interface personnalisable à notre guise, plutôt que des informations choisies automatiquement ?

Mais trêve de bavardages, attardons-nous plutôt sur ce que contient cet écran Siri :

  • Alarmes
  • Breathe
  • Calendrier
  • Home
  • Maps
  • Informations
  • Musique
  • Photos
  • Rappels
  • Stockage
  • Chronomètre
  • Minuteur
  • Porte-feuille (Wallet)
  • Météo
  • Entraînement

Et avec tout ça, il reste encore de la place pour ajouter un widget – lié à Siri, par défaut – au choix. En utilisant le Sélecteur on peut naviguer parmi les principales informations que Siri a choisies pour nous, les autres étant simplement condensées dans une case « suivant ». Ainsi vous aurez un aperçu direct de la météo et de vos musiques, mais vous devrez creuser un peu pour accéder aux news, Photos et autres.

Alors finalement, est-ce que Siri sur Apple Watch va vraiment vous changer la vie ? C’est possible, mais cela dépend de vos habitudes et de l’utilisation que vous en faites. Il est certes très pratique pour vous rappeler vos rendez-vous et tout ce qui est lié à votre calendrier – et il fait ça très bien – mais encore faut-il que vous en ayez l’utilité. Mais après plusieurs mois d’utilisation, je n’ai pas été particulièrement subjugué par Siri. L’assistant personnel d’Apple ne fait que dans l’Apple, et reste incapable d’interagir avec les applications tierces. De la même manière, le manque cruel de personnalisation peut aussi en rebuter certains. Intelligent certes, mais pas très adaptatif. J’aurai bien aimé avoir un accès rapide à Workout quand je fais du sport, ou Maps quand je sors, par exemple.

Heureusement les choses pourraient s’améliorer dans le futur ! La technologie est encore balbutiante, et Apple a d’ores et déjà indiqué sa volonté d’améliorer Siri – et Watch OS dans son ensemble.

Par-ci par-là, Apple a implémenté quelques améliorations pour rendre le système de notifications plus dynamique et plus intelligent, surtout en matière d’interactions avec les applications. Vous écoutez de la musique ? Levez simplement le poignet, et l’app Musique deviendra l’application principale de votre montre, celle qui sera affiché à l’écran. Et ça marche aussi pour d’autres sources audio – YouTube, Spotify…

Siri entre également en jeu dans la politique « santé et sécurité » d’Apple. Les notifications sont maintenant reliées aux capteurs de la montre, permettant ainsi à certaines notifications d’apparaître uniquement dans certaines circonstances. Par exemple, les notifications de l’app Activité n’apparaîtront pas si la montre pense que vous êtes en train de conduire et que vous ne pouvez pas regarder la notification. Même chose quand vous faites du sport : certaines notifications n’apparaîtront pas. On peut voir ça comme un mode Ne Pas Déranger miniature et adaptatif.

Malgré toute cette flopée d’améliorations en tous genres, il manque tout de même quelques petits détails. Siri n’est toujours pas capable de réagir à la dictée si on est hors-ligne, et on ne peut pas lui demander d’effectuer une suite de tâches. On touche ici aux limites de Siri – et de la montre en général – mais j’imagine que tout cela est surtout dû au matériel. De grandes fonctionnalités impliquent plus de travail pour le processeur, et comme watchOS 4 est disponible pour tous les modèles, on peut imaginer que les premières montres s’essouffleraient bien vite.

Le soin du détail

application Workout

Apple a remanié un certain nombre de fonctionnalités dans la suite d’applications Santé. Et pour cause, les Californiens savent très bien que l’activité sportive et la santé constituent l’un des principaux motifs d’achat de l’appareil ! C’est donc en toute logique qu’Apple à bichonné sa suite d’apps destinée aux sportifs. Du côté des changements, on notera l’apparition d’une application Workout dédiée à 100% au sport, ainsi que des améliorations notoires de l’appli Heart et du système de notifications en général.

Et pour couronner le tout, iOS 11 permet maintenant de synchroniser sur le Cloud les données de l’application Santé de votre montre. Concrètement, vos données d’activité physique pourront être stockées sur votre iPhone, et seront ensuite encryptées et stockées sur le Cloud, exactement de la même manière que vos autres données. L’Apple Watch s’affranchit donc d’une sacrée limitations : plus besoin de restaurer une sauvegarder pour lier la montre à un nouvel iPhone.

Certes, si vous partez avec un iPhone qui sort de l’usine, vous aurez quand même perdu vos personnalisations, vos applications et vos réglages, mais vos données Santé, elles, pourront être à nouveau téléchargées rapidement. C’est un bond en avant pour ceux qui changent souvent de téléphone et qui n’en peuvent plus perdre leurs données à chaque fois.

Évidemment il ne faut pas oublier que cette synchronisation n’est possible que via l’iPhone, la montre n’étant pas capable (pour l’instant) de se synchroniser toute seule avec le Cloud.

L’application Workout, parlons-en, propose désormais une interface verticale à base de cartes – comme de coutume – la rendant ainsi plus simple et intuitive à utiliser. Dans l’optique d’améliorer la pratique sportive de ses clients, Apple a étendu son panel d’activités qui peuvent être suivies par l’application. C’est le cas par exemple du mode HIIT (High Intensity Interval Training), et du mode Natation qui permet maintenant à l’utilisateur de choisir son type d’entraînement.

Le mode HIIT utilise l’accéléromètre et le capteur cardiaque en duo pour apprécier correctement l’effort, ce que le mode Autre Entraînement ne réussit pas toujours à faire. Reste que le mode HIIT n’est pas parfaitement précis, et il y a eu quelques ratés au cours de mes divers tests.

Pas beaucoup de nouveautés – même si elles sont conséquentes – en ce qui concerne le nombre d’activités physiques prises en compte par ce nouvel OS. Mais il y a une raison à cela ! Si Apple tarde à proposer des nouveautés de ce style, c’est que les Californiens veulent que tout soit parfait du premier coup ! On ne s’attend donc pas à voir débarquer un nouveau mode bourré de défauts mais plutôt, avec le temps, de nouveaux modes réglés à la perfection.

Quelques fonctionnalités appréciables apportées par cette quatrième version viennent parachever l’ensemble :

  • On peut passer d’un mode à un autre pendant un entraînement
  • On peut changer de musique et régler le volume directement depuis l’app Workout
  • On peut connecter la montre aux équipements compatibles (un tapis de course high-tech, par exemple) et synchroniser nos données

On retrouve évidemment la possibilité de créer nos propres entraînements via le mode Autre, à ceci près que vous pouvez maintenant personnaliser le nom et l’icône de vos autres Autres entraînements. Les sports de glisse auront une icône de skateboard, par exemple.

Dans la pratique, l’application Activité vous suivra au quotidien, un peu comme un coach personnel. Alors certes, les notifications générées par Siri ne sont pas vraiment comparables avec un entraîneur, mais Apple a fait un effort dans la personnalisation. Dans WatchOS 4, au lieu d’envoyer de simples notifications qui vous rappellent l’heure de votre prochain entraînement, l’application vous écrira à vous, personnellement, et plutôt pour vous motiver et vous rappeler vos progrès !

Qui plus est, ce système utilise les capteurs de la montre afin d’afficher les notifications pile au moment où vous êtes le plus réceptif. Le système d’objectifs est aussi très bien pensé, la montre vous notifiant de vos progrès pour atteindre votre but. Il s’accompagne aussi d’une flopée de défis quotidiens qui viendront rythmer vos journées. Et à la fin ? Une petite animation sympathique ajoutée là par les développeurs pour rendre l’ensemble encore plus didactique !

Et parce qu’Apple s’engage sur le long terme auprès des sportifs, WatchOS vous proposera automatiquement des défis mensuels calqués sur votre niveau : un sportif qui brûle 900 calories par jour n’aura pas les mêmes défis qu’une personne qui galère à en brûler 200.

Du côté de l’application Fréquence cardiaque, on est ravi de voir qu’Apple a ajouté un certain nombre de fonctionnalités – basées sur ce qui se fait chez les apps tierces, en fait. On retrouve désormais :

  • Une lecture plus rapide et intuitive
  • Une vue d’ensemble de la fréquence cardiaque, la durée moyenne de marche et le dernier exercice enregistré
  • Une courbe de l’évolution de la fréquence cardiaque sur 24 heures
  • Une alerte quand la montre détecte des pics de fréquence alors que vous êtes au repos

Quand j’ai entendu parler de tout ça pour la première fois, j’ai senti mon petit cœur d’hypocondriaque se serrer. Serait-on en train de dériver vers le « tout santé » ? La surveillance de la fréquence cardiaque – et les alertes – est une bonne chose, mais imaginez la personne un peu fragile du cœur (ou sujette à la tachycardie) et qui voit apparaître une alerte sur sa montre : la panique ! Et la panique pour rien, parfois, quand on sait que le capteur de fréquence ne fonctionne pas très bien avec des températures extrêmes.

Enfin, ceci, dit, après une semaine d’utilisation je dois bien avouer que j’adore ces fonctionnalités. J’imagine que les Californiens ont un peaufiné la façon dont le capteur de fréquence cardiaque gère et interprète les données : la lecture semble plus rapide et plus précise sur cette quatrième version de l’OS. Enfin je ne vous ai rien dit, Apple n’a pas parlé de ça officiellement !

Votre cœur sera donc entre de bonne main avec WatchOS 4. Non seulement pour suivre votre rythme pendant un effort, mais aussi pour observer la façon dont votre cœur ralenti après l’effort pour revenir à un rythme de repos. Et d’ailleurs, Apple en a même fait un type d’entraînement, baptisé Recovery metric : après un effort, watchOS affichera la moyenne de votre fréquence cardiaque et le temps que votre cœur a mis pour revenir à son rythme normal. Les grands sportifs le savent, cette donnée est très importante pour tout entraînement précis.

Au final, après quelques tests, je n’ai toujours pas vu d’alertes concernant mon rythme cardiaque. D’un côté je me dis que j’ai un cœur performant, mais je crois que c’est surtout dû à la limite de détection que j’ai fixé : 120 bpm. Vous l’aurez compris, on peut personnaliser cette limite (depuis l’iPhone) et l’ajuster pour correspondre parfaitement à nos besoins.

Monte le son !

application Musique sur Apple Watch

Toujours pas d’application Podcast native, à notre plus grand regret ! Mais Apple a quand même pris soin de nos oreilles en améliorant plusieurs points, en particulier au niveau de l’application Musique.

On peut maintenant synchroniser plusieurs playlists sur la montre – jusqu’à 2Go – alors que nous étions limités à une seule dans les versions précédentes. Et encore plus fort : la montre pourra synchroniser vos musiques favorites automatiquement quand vous mettrez votre montre en charge ! Plus besoin de se poser de questions, vous aurez toujours de la musique prête à être jouée.

Comme la plupart des autres apps de WatchOS 4, l’application Musique a subi une belle refonte graphique. Là encore, le système de cartes organisées verticalement fait des merveilles, et la bibliothèque et autres options sont affichés sous forme de listes – plus pratique à lire. Le widget Now Playing a également été retravaillé. Il indique maintenant plus de détails quant à la musique jouée et permet un contrôle plus poussé.

Comme on l’a dit plus haut, Siri nous assiste aussi pour tout ce qui touche à la musique ! Quand vous écoutez de la musique sur la montre (ou sur l’iPhone), levez simplement le poignet pour faire de l’app Musique votre application principale. Très pratique pour passer d’une musique à une autre rapidement ou pour régler le volume.

Tant qu’on parle du volume, on utilisera le Sélecteur pour le régler. Et ça fonctionne pour tout ce qui est connecté à votre iPhone ! Imaginez que vous conduisez et que votre téléphone est connecté aux haut-parleurs de votre voiture : vous pourrez modifier le volume de la voiture directement depuis votre montre ! Alors je parle de voiture pour l’exemple, mais cela fonctionne avec tout ce qui est connecté à votre téléphone ! Une télécommande pour poignet, en somme.

Néanmoins le tableau n’est pas parfait, et on notera quand même un petit retour en arrière. En effet, l’application Musique ne vous laissera plus passer des playlists de la montre aux playlists de l’iPhone. En d’autres termes, mêmes si montre et téléphone sont liés, si vous écoutez de la musique sur votre montre, ce sera les musiques qui y sont stockées. Alors il existe une parade, mais c’est plutôt contraignant : demander à Siri de jouer un morceau en particulier.

Bric à brac d’améliorations

illustration Apple Watch

Alors à ce stade, on a déjà fait un sacré tour d’horizon des nouveautés proposées par ce tout nouvel OS de poignet. Mais il reste encore quelques petites choses bien pratiques à aborder ! Commençons par parler APIs…

J’espère ne pas avoir perdu la moitié de mes lecteurs avec ces trois lettres mais rassurez-vous, je ne vais pas entrer dans les détails. Concrètement, Apple a mis en place des APIs que les développeurs d’applications peuvent utiliser pour créer des apps interactives qui « dialoguent » avec l’appareil. Par exemple, une app comme Google Maps pourra générer des alertes de localisation – alors qu’auparavant seule l’application Plan – native Apple – pouvait le faire.

Cela fait des années que j’attendais ça ! Mais je me suis toujours dis qu’Apple devait garder cette fonctionnalité bien au chaud pour sa propre appli de localisation. Eh bien, plus maintenant ! Alors il aura fallu développer une nouvelle version de Google Maps pour utiliser ces nouvelles fonctionnalités. Intéressant pour les grands voyageurs, mais, payant ! En effet il vous faudra débourser quelques euros pour activer cette fonctionnalité sur Google Maps, ce qui est plus que regrettable.

Dans un tout autre registre maintenant, les mouvements du poignet sont mieux étalonnés dans cette version. Plus besoin de vous retourner le poignet pour montrer quelque chose à un ami. C’est un petit détail qu’on est ravi de voir disparaître ! Dorénavant, toutes les applications – même les applications tierces – bénéficieront d’une rotation automatique pour certains types de contenu (paiement, photos et autres). Grosso modo, quand vous orienté la montre vers l’extérieur, l’écran se retourne à 180°.

Au final, même si Siri ne nous donne pas encore totalement le contrôle et que la bête n’est pas encore indépendante de l’iPhone, le nouvel OS fait de la Apple Watch une montre un peu moins « iPhonesque ». Avec de nouvelles possibilités pour les développeurs, la montre risque bien de nous réserver quelques surprises par la suite. Preuve que la montre devient peu à peu indépendante de son iPhone, elle peut maintenant permettre la localisation pour certaines apps, et se connecter aux équipements en Bluetooth sans devoir passer par l’iPhone. Les communications deviennent alors plus rapides et plus intuitives, l’iPhone ne faisant plus relais entre les deux.

Le mot de la fin

Avec sa nouvelle mouture, Apple apporte de nombreuses améliorations dans l’organisation générale de l’OS de poignet. Rien de révolutionnaire, mais quelques petites nouveautés fort appréciables qui raviront les fans. Les développeurs ne sont pas en reste puisque le géant Californien leur ouvre les portes de ses APIs, leur permettant de créer des applications interagissant avec la machine.

WatchOS sort en même temps que l’iOS 11 et tvOS 10 et est disponible sur tous les modèles. Si vous possédez déjà une Apple Watch, n’attendez pas plus longtemps et mettez-la à jour : ça vaut le coup, surtout si vous êtes sportif. Pour les autres, faites la mise à jour quand même, ne serait-ce que pour les améliorations de l’app Musique et les nombreuses applications tierces qui risquent fort de se renouveler d’ici les prochains mois.

Tour d’horizon de WatchOS 4 : intelligence et améliorations pour un résultat convaincant !
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